Christiane est née le 17 janvier 1941 à Geispolsheim dans le Bas-Rhin. Elle est la fille de Alice, mère au foyer, et Ernest Schneider menuisier-Ébéniste.
Hélas, la guerre venant, son papa, Ernest SCHNEIDER a été incorporé de force dans la Wehrmacht (armée allemande) et a été tué sur le front italien en 1943.
Elle a perdu son papa à l’âge de 2 ans.
Après la guerre, sa maman Alice s’est remariée avec Eugène BECKER, qui a élevé notre maman et l’a toujours considérée comme sa propre fille. Puis sont nées de ce second mariage, Jeanine et Martine, qui ont toujours été pour notre maman de vraies soeurs.
Christiane a sans doute hérité de son talent de couturière, lors de son apprentissage dans une usine textile à Geispolsheim, dans les années 50, alors qu’elle était adolescente.
À 19 ans, une belle et grande histoire d’amour est née lors d’un Bal du samedi soir, avec un séduisant moustachu, tout juste de retour de la guerre d’Algérie, Albert SEILER, meunier de son état aux Grands Moulins de Strasbourg.
Nous étions en 1960, Albert a épousé Christiane, puis la Gendarmerie Nationale dans laquelle il aura fait toute sa carrière, et de cette union est né Patrice la même année. Cette petite famille a habité Karlsruhe en Allemagne, puis Fribourg en Brisgau, où est né Thierry en 1969.
Christiane a élevé ses deux fils tout en secondant Albert dans sa carrière, marquée par de nombreux évènements publics et privés, ce qui leur a permis de nombreuses rencontres, et nouant des amitiés intenses, françaises et allemandes.
La disponibilité et la sociabilité naturelle de Christiane lui ont permis de créer des liens, ce qu’elle et son mari aimaient par dessus tout. Ils ont toujours été bien entourés dans de joyeux moments festifs et épicuriens.
Après un retour en France dans les années 70-80, ils poursuivent et finissent cette longue et intense carrière en Allemagne à Landau jusqu’en 1991, où pour la retraite, ils s’installent à Blancherupt, la plus petite commune d’Alsace (37 habitants), cohabitant avec la Nature, les animaux, leurs chats et de nombreux amis de passage dans ce hameau tranquille.
Christiane perd son époux en 2015, et n’étant guère autonome, elle déménage à la Villa Jaeger à Benfeld où toutes les commodités nécessaires et suffisantes sont présentes et indispensables, bénéficiant également d’une proximité avec ses enfants et petits-enfants. Elle se fait également des amis avec qui elle papote généreusement lors de promenades dans le Parc environnant. Au bout de quelques années, des épisodes de démence l’oblige à intégrer le Clos de l’Illmatt en 2020. Elle est alors en chaise roulante, mais participe activement à quelques ateliers proposés par le personnel bienveillant, et échange toujours autant avec les personnes qu’elle apprécie.
Elle nous a quitté paisiblement, car le corps en a décidé ainsi.
Elle est partie sereinement dans son sommeil, sans maladies et sans souffrances. Les personnes se souviendront de son sourire, de ses yeux bleus pétillants, et de sa verve énergique qui aura fait rire bien du monde...