Qui à Benfeld, n’a pas connu Louba, Loubabel, Patrick ?
Chaque benfeldois a une anecdote, un souvenir avec toi.
Papa, tu profitais de la vie à ta manière, un rien te contentait.
Quand tu travaillais encore, tu savais tout ce qui se passait et même après tu continuais à tout savoir.
Pendant les repas de famille qu’est ce que tu adorais les discussions avec tes frères et soeurs, parler du Benfeld d‘autrefois, des anciens , de votre jeunesse. Toujours avec une chose à ne jamais oublier lors de tes repas, même ceux à l’hôpital, ton poivre et surtout ton maggi que tu mettais en cachette dans tes tirroirs.
Tu étais notre encyclopédie, les DNB : Les Dernières Nouvelles de Benfeld .
Tu en parlais avec tellement de fierté. Sans compter les moments où vous discutiez de cette fameuse « familiale », l’endroit où tu as grandi.
A travers tes souvenirs, tu nous faisais revivre cette période d’insouciance, de joie, avec des étoiles plein les yeux. Tu nous donnais envie de la connaître et de connaître ces sentiments de bonheur nous aussi dans cette belle époque comme tu le disais si bien.
Tu es la personne qui s’est toujours discrètement préoccupée de sa famille, qui était très importante pour toi, tout comme tes amis.
Quand nous avions besoin d’un service on t’appelait, tu trouvais toujours ce qu’il
fallait, tu te cassais la tête, mais on savait qu’en te demandant on aurait une solution.
Tu faisais toujours passer les autres avant toi, tu étais heureux d’aider les autres.
Pas plus tard qu’hier, je voulais savoir quelque chose. J’ai pris mon téléphone pour t’appeler….et là….je me suis rendu compte que plus jamais tu ne me répondras.
Plus jamais tu ne me rappeleras avec comme excuse pourrie “ah j’ai pas entendu ou j’avais plus de batterie”.
Alors que je savais très bien que c’est parce que je te saoulais.
Tu as été un papa atypique c’est vrai, mais tu es mon père ! Et il faut reconnaître qu’il y a peu de grand-pères qui portent une casquette à l’envers. Mais c’était toi tout simplement !
Un homme d’une gentillesse, d’une simplicité, qui restait discret, ne voulant surtout pas déranger les autres et toujours accompagné de sa bicyclette.
Et puis il y avait aussi tes blagues à deux balles… Celles qui nous faisaient parfois honte, mais qui nous manquent déjà aujourd’hui.
Depuis quelques mois ta santé s’était dégradée, mais tu ne voulais pas que j’en parle pour ne pas inquiéter, tu ne voulais surtout pas
Tes petits enfants nous ont offert une semaine de vacances tous ensembles pour que tu puisses voir la mer.
Nous avons pu passer une semaine tous les 7 où nous avons pu profiter. Tu étais tellement heureux et serein.
On ne t’a jamais vu autant rire et tu avais les yeux émerveillés à chaque instant.
Tu étais tellement fier de tes petits enfants qui se sont engagés chez les pompiers comme tu l’avais fait à l’époque.
Nous avions une relation où l’on n’avait pas besoin de se dire qu’on s'aimait. Nous le savions.
C’était naturellement avec notre manière de prendre soin l’un de l’autre qu’on se le montrait parfois même juste se passer un coup de fil pour poser une question complètement inutile.
Je sais très bien que je te saoulait en te prenant la tête car tu t’en foutait de tout. Tu me disait « oui »
juste pour que je me taise, mais t’inquiète je savais bien que tu faisais ce que tu voulais.
Tu as pu partir paisiblement, entouré de tous tes proches.
Nous avons pu profiter de toi pendant toutes ces années. Aujourd’hui il est temps de te laisser partir pour un doux repos.
Je pense que tu as déjà prit l’apéro là haut avec beaucoup de personnes.
Fais aussi un gros bisous à Guy et tous nos proches.
Tu as enfin pu retrouver papapa qui te manquait tant, qui nous manque tant. Et surtout, tu as retrouvé ton fils Jérôme, le manque de ta vie.
Tu peux enfin profiter avec lui, je sais que tu es bien, et que tu ne souffres plus.
Merci à tous ceux qui ont pris soin de mon père à un moment de sa vie.
Merci à vous famille, amis, anciens collègues, voisins, connaissances d’être venu lui dire au revoir.
Et merci à mon mari Cédric pour ce que tu as fais pour lui surtout ces dernières semaines
Au revoir Papa. Et merci pour tout.